Circuits toujours plus court – Production de biomasse au sein du Smart Building

En France, le secteur du bâtiment est le plus gros consommateur d’énergie. Il pèse 45% de la consommation énergétique finale et génère 20% des émissions de gaz à effet de serre. Ces émissions sont supposées doubler dans les 20 prochaines années.

tableau illustration ADEME

Aujourd’hui, des projets de Green Building intègrent l’énergie solaire et l’énergie éolienne mais peu considèrent la biomasse. En effet, seuls quelques projets existent ou sont en cours de réalisation. Ils associent les microalgues aux bâtiments dans une optique architecturale et environnementale : The BIQ House en Allemagne, SYMBIO2 en France, Green Loop Tower dans l’Illinois et Process Zero à Los Angeles…

 

Pourquoi associer les cultures de microalgues aux bâtiments ?

Le phytoplancton (algues unicellulaires eucaryotes et cyanobactéries) est le plancton végétal, c’est-à-dire l’ensemble des organismes végétaux vivant en suspension dans l’eau. Il synthétise près de la moitié de l’oxygène atmosphérique et en piégeant le CO2 dans l’océan, le phytoplancton joue un rôle essentiel dans sa régulation.

Pour produire de la biomasse et de l’O2, les microalgues utilisent de l’énergie lumineuse, des éléments minéraux ainsi que le CO2 de l’air ou de l’eau. Il s’agit du processus de photosynthèse.

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Culture de microalgues Smartenon

Smartenon s’oriente vers une culture de microalgues à l’intérieur des bâtiments (indoor) en photobioréacteur (système clos pour la culture de microalgues).
Elle présente plusieurs avantages comparée à une culture dans un photobioréacteur (PBR) alimenté avec de l’énergie solaire directe : le contrôle des conditions de culture (pH, température, irradiance) et une stabilité de la productivité. Les cultures sont indépendantes des conditions climatiques et des variations saisonnières.

 

 

 

Ce PBR a un rôle dépollueur, certains effluents gazeux du bâtiment constituent potentiellement des éléments nutritifs pour les microalgues. Ainsi, le CO2 des chaudières à gaz ou de l’air intérieur du bâtiment peuvent devenir source de carbone inorganique pour la photosynthèse.

Bandeau microalgue

Il contribue à l’isolation acoustique entre les pièces et permet aux usagers de bénéficier d’un effet apaisant et d’une sensation de bien-être.

Photos du PBR de Synoxis algae

 

Le PBR diminue les coûts de production des cultures de microalgues vu que l’énergie utilisée est solaire et que de la chaleur fatale est récupérée.

En effet, la culture utilise indirectement l’énergie solaire via des panneaux photovoltaïques.  L’électricité produite sert à alimenter les sources lumineuses et les périphériques (équipements électriques, sondes, pompes, etc …) de l’enceinte de culture.

L’énergie pour maintenir la température de culture proviendra de l’énergie solaire, de systèmes de cogénération (panneaux thermo voltaïques) et/ou de la chaleur fatale de procédés issus du bâtiment comme les data centers, climatisation etc…

 

 
Valorisation des microalgues

Le bâtiment devient source de revenus grâce au PBR. Les microalgues cultivées sont destinées à la vente ou à la valorisation dans les domaines suivants : alimentation humaine, alimentation animale, santé, cosmétique et énergie renouvelable (biofuel).

En 2015, le marché des microalgues et de leurs dérivés représentait 2,9 milliards de dollars avec un taux de croissance annuel moyen de 3,05% estimé sur la période 2016-2021.

 

 

Source : Région Bretagne Etude Microalgues (par D&Consultants), 2017.

 

Pour un circuit encore plus court, il ne reste plus qu’à organiser la consommation en pied de l’immeuble !

 

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