Smart is the new Green

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La transition énergétique est au cœur des débats et à l’esprit de chacun. Le secteur du bâtiment, qui pèse à lui tout seul plus de 40% de la consommation énergétique, est le chantier #1 en la matière.Le volet de la transition numérique du bâtiment, pourtant tout aussi important, est quant à lui en partie occulté. Hors, l’opportunité d’associer les deux, au-delà du gain évident de ne réaliser qu’une seule vague de travaux, ce qui à lui seul justifie déjà de se poser la question, est surtout une formidable occasion de mettre l’utilisateur au cœur des solutions.L’enjeu d’optimisation de la performance du bâtiment écoresponsable et connecté est à appréhender d’un seul tenant, selon l’ensemble des dimensions suivantes :

  •      Services délivrés à chaque typologie d’utilisateur

L’expérience d’usage, les services délivrés à chaque utilisateur, formalisée sous forme de parcours clients sont autant de bonnes pratiques de transformation numérique éprouvées dans d’autres domaines.Ici, les services s’adressent à l’usager du bâtiment, habitant d’un logement, travailleur à son bureau, client ou commerçant. Mais également à l’exploitant, aux entreprises d’entretien, de maintenance, aux fournisseurs d’énergie, au propriétaire, aux prestataires assurant la sécurité. Entre autres.En se focalisant sur la valeur d’usage, le bien-être, l’efficacité, la mobilité, on s’adresse directement au cœur des usagers. Ainsi, on fait du parcours client un levier d’adoption de la transition numérique.

  •      Régulation des 4 fluides du bâtiment (énergie, eau, air, réseau).

En plus d’être énergivore, chaque bâtiment est un lieu de convergence des fluides.La circulation autour de celui-ci et à l’intérieur de chaque espace sont clefs pour la conception, la réalisation et le pilotage du bâtiment.De plus, la régulation étant étroitement liée à l’asservissement du système et à la stabilité de l’ensemble, la conception et la disposition de nombreux capteurs, intégrés finement à une maquette numérique détaillée au maximum, sont les leviers du pilotage efficace.

  •      Coût complet sur les cycles de vie distincts du bâtiment et des composants technologiques

La prise en compte d’une modélisation fine dès la conception permet de construire une estimation, fine et appuyée sur des hypothèses réalistes, un modèle de coûts et de gains, à travers tout le cycle de vie des produits incorporés : étude, conception, travaux, exploitation, fin de vie.En prenant en compte des scénarios clairs et détaillés, toutes les évolutions et déviations constatées seront ainsi explicables. Par exemple ils permettront de prendre en compte la fluctuation des coûts de l’énergie ou de la tonne CO2.En synthèseImage2.pngLa projection de l’obsolescence de certains composants du bâtiment est un facteur à modéliser en amont des travaux. De même que l’automobile qui roule 30 ans et 500 000 km est révolue depuis l’avènement du numérique et de l’électronique au profit des services que cela amène, le bâtiment devra être évolutif dans le temps afin de prévoir de remplacer tout ou partie de ces éléments au fil des ans.Maintenir l’ensemble fonctionnel, supporter les nouvelles plates-formes de services, faire face aux risques. Construire le modèle de coût du bâtiment de manière à les anticiper est devenu primordial.
Mais plus que tout, pour accompagner les utilisateurs dans cette transition, il faut leur parler, leur apporter ce qu’ils cherchent, les placer au coeur de la démarche.Cyril Banos

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